Présentation

L’histoire de Bermudes

Né en juin 1996 de laboratoires issus du GT « Ordonnancement » (GT3 / Pôle SED / GdR Automatique / CNRS) et du projet EOWYN (action incitative DSPT8 en 1995 et 1996), Bermudes s’appuie sur 4 éléments principaux : la problématique générique « Ordonnancement », une prépondérance de problèmes issus du contexte industriel, sa démarche de notation, classification, analogie, et un fonctionnement interactif au service des doctorants. Il est rattaché au GdR MACS depuis janvier 2003 et au GdR RO depuis janvier 2006.  Les thématiques concernent les problèmes :

  • d’ordonnancement classique de la littérature (Job Shop, Flow Shop, Job Shop généralisé, Flow Shop Hybride, …) ou problèmes dans un contexte d’atelier (FMSP, HSP, …) incluant la gestion conjointe des ressources de transformation et de transport ;
  • d’ordonnancement de projet avec contraintes de ressources (RCPSP : Resource Constrained Project Scheduling Problem) intégrant ou non des contraintes particulières (ressources cumulatives, profil de demande variable, …) ;

Le groupe s’intéresse également à des thèmes connexes, au niveau décisionnel, tactique ou opérationnel et met l’accent sur les coopérations mêlant des compétences variées complémentaires. Ceci repose sur des réunions communes avec d’autres groupes de travail, voire d’autres GDRs et sociétés, en particulier le GDR RO (Recherche opérationnelle) et la ROADEF (Société Française de Recherche Opérationnelle et d’Aide à la Décision).

Pour avoir une approche complète, tant pratique que théorique, les travaux portent le plus souvent sur des problèmes industriels réels, initiés par une discussion avec les hommes de terrain pour analyser leurs besoins. Puis la modélisation et la résolution sont menées par différentes méthodes (exactes, approchées, hybridation, couplage optimisation – simulation, …) pour l’évaluation des performances et l’aide à la décision.

L’objectif du groupe est de favoriser les échanges entre milieux académiques et industriels (promotion de la recherche), au sein de la communauté scientifique (définition de formalismes communs), entre étudiants et chercheurs confirmés.

Bermudes évolue

On assiste depuis plusieurs années à un début de transition des entreprises vers le numérique : une mutation profonde que l’on retrouve souvent sous le concept de « l’industrie du futur », qui définit l’entreprise comme devant être connectée, réactive aux besoins clients et respectueuse de l’environnement et des travailleurs. Alliant ceci au réchauffement du climatique et les perspectives de raréfaction de la ressource, cette transformation ouvre également un vaste champ à l’optimisation des consommations énergétiques puisque cette dernière en devient l’un des objectifs majeurs. Aussi, les préoccupations du groupe de travail Bermudes se situent résolument au cœur des problématiques adressées par l’industrie du futur et, en particulier, celles des « smart factories ».

Pour répondre aux défis que posent ces nouveaux paradigmes, le groupe de travail Bermudes a commencé à évoluer sur ses thématiques, passant de celles originelles d’ordonnancement à l’ordonnancement intégré qui prend en compte la diversité des activités (production, transport, maintenance…), d’acteurs et d’enjeux (humains, environnementaux, énergétiques…) dans un même système complexe plutôt qu’en les adressant séparément. Ainsi, les problématiques d’ordonnancement intégré prennent en compte :

  • des problématiques connexes à l’ordonnancement (par exemple, les tournées de véhicule, la maintenance des systèmes de production, leur reconfiguration etc.)
  • des éléments contextuels tels que les contraintes environnementales, énergétiques et humaines, les évolutions numériques (Internet des objets etc.) tout en tenant compte des besoins en robustesse et en réactivité induits par ces systèmes connectés.

Par conséquent, les systèmes étudiés sont de plus en plus complexes par leur hétérogénéité, leur connectivité, leur dynamique, leur dimension multi-échelles et multi-acteurs. Le Groupe de travail Bermudes se propose donc de les modéliser, d’évaluer leurs performances (logistique, environnementale, énergétique etc.) et de les optimiser opérationnellement. Reprenant sa démarche de notation et de classification, Bermudes s’attachera à qualifier les nouvelles problématiques rencontrées, à étudier les liens qui les unissent ainsi que leurs analogies afin d’en extraire des propriétés structurelles communes ouvrant la porte à des méthodes d’optimisation performantes dans un contexte industriel.

S’appuyant sur ses fortes interactions avec le monde industriel, Bermudes continue à travailler sur des problématiques originales, faisant apparaitre des contraintes parfois atypiques et pouvant faire appel à des techniques ne relevant pas de la programmation mathématique ou de la recherche opérationnelle, notamment la simulation à évènement discret.